Après après avoir vécu confinée dans le noir, avoir suffoqué avec 32° dans les chambres, voilà la récompense : une baisse des températures et un superbe ciel de 22h.
Les photos ont été prises sur 3 minutes de temps car en quelques secondes, les couleurs ont changé et la nuit s'est installée très vite.
Si vous voyez un léger quadrillage sur les premières photos, c'est parce qu'elles ont été prises à travers la moustiquaire.
Mon ex-collègue Chantal, après l'achat de parures pour ses lits, n'a pas souhaité conserver les enveloppes d'oreillers. Et qui c'est qui les a récupérées ? C'est Bibi !
Je ne savais pas quoi en faire jusqu'à ces jours-ci où j'avais besoin d'un tissu gris pour fabriquer un chat.
Le tissu est très fin mais il y a 2 épaisseurs avec une feuille de rembourrage entre les deux. Ça lui donne un certain moelleux.
Le chat a été vite réalisé, par contre, pour le costume, ça a été une autre histoire. J'ai dû m'y reprendre à 2 fois.
Heureusement que j'ai du drap blanc en stock.
Bandes de tissu noir pour la ceinture et le bandeau. Coton à broder pour les lettres bâtons et les moustaches. Détails du visage en polaire et feutrine.
Maintenant que j'ai dépoussiéré ma machine à coudre et que j'ai repris "les commandes" de l'appareil, j'en profite pour me lancer dans des ouvrages de couture restés au stade de projets.
Cette pochette, tout simple en soi m'a donné du fil à retordre : je l'avais finie quand je me suis aperçue qu'une des poches était carrément de biais.
J'ai tout décousu et recommencé.
J'avais fait une poche sur le devant, cousue de travers aussi, et donc enlevée aussitôt.
L'étui à ciseaux a été fait 3 fois et il ne me plaît toujours pas. Mais comme il ne me reste plus de ce joli tissu en lin, je m'arrête là.
Il est vraiment temps que je me remette à la couture, moi ! J'ai perdu la main.
"Les deux mon général", comme dirait l'autre.
En effet, après avoir découpé des ronds dans les chutes de jean et dans le tissu imprimé (100 ronds en tout) et les avoir assemblés, il faut replier vers l'intérieur des "arcs de cercle" afin d'obtenir un carré.
Puis coudre ensemble tous les "arcs de cercle" repliés.
J'ai choisi de rendre visible, au centre, le tissu imprimé et de replier le jean, mais on peut faire le contraire. Le principal est de créer un contraste entre les 2 tissus.
Avec le panneau obtenu, il ne reste plus qu'a monter un sac.
Avec un rond restant, j'ai fabriqué de quoi fermer le sac (pression cachée par un bouton, recouvert d'une chute de jean).
L'intérieur est doublé du même tissu imprimé et comporte une double poche ainsi qu'un mousqueton pour y accrocher ses clés.
Dans les années 80-90, quand j'étais jeune, mince, et que je faisais une taille 36/38 (une époque lointaine et révolue), je feuilletais avec envie les catalogues de vente par correspondance (pas d'internet ni d'e-commerce à ce moment-là) de "La Redoute, des 3Suisses, de Quelle et de la Blanche-Porte".
Je découpais les vêtements qui me plaisaient et les regroupaient dans des pochettes.
Puis, dès que j'en avais le temps, j'allais aux magasins des "Aubaines (La Redoute)" et "d'Excédence (les 3Suisses)" près de chez moi, pour essayer de trouver les vêtements vus dans les catalogues. Avec parfois des remises de -70%, pour des vêtements neufs, ça valait vraiment le coup !
J'ai retrouvé tous ces découpages de modèles qui, pour certains, ont fait partie de ma garde-robe.
Et devinez ce que j'en ai fait ? Je les ai regroupé dans ...un carnet bien sûr. J'adore les carnets mais je suis incapable de les laisser vierges très longtemps.
Je ne vous montre pas toutes les pages (il y en a trop) mais seulement certaines où j'ai mis les modèles en situation.
Pour les décos, j'ai tout utilisé : du papier peint aux intérieurs d'enveloppes administratives, du feutre, de la peinture aquarelle, des mots découpés dans des revues, des photos prises dans des catalogues de tourisme, etc....
Finalement, c'est plus agréable de feuilleter ce calepin que de laisser les images dans une pochette.
Après ce retour en arrière, j'ai fait une constatation : que la mode était féminine alors !!! Maintenant, on est habillé n'importe comment, des superpositions de vêtements de toutes les longueurs, des bottines avec une robe d'été, des pantalons si larges qu'on hésite à les prendre pour des jupes longues, et j'en passe. Mais la mode, ça va, ça vient!
Une boîte de chocolats à 5 étages !!! Chaque "plateau" de carton était rempli de chocolats, soit au lait, soit pralinés, soit noirs, ou fourrés, etc.. Hélas, les chocolats ne sont plus !!!
Mais il reste cette jolie boîte et ses plateaux.
La voir vide me déprimait, vous vous en doutez bien.
Alors je l'ai remplie...
Après avoir collecté sur Internet des portraits (peinture ou dessin) réalisés par des artistes et représentant des sentiments ou des émotions, les avoir imprimés et découpés, je les ai collés sur des chutes de papiers peints (encore des bricoles du placard conservées depuis des années) au format de mes plateaux.
Avec des couvertures plus rigides recouvertes de papier peint, j'ai formé 5 petits albums à thème (reliure japonaise simple) et recréé une boîte avec un autre carton à carreaux.
Chaque carnet contient 10 à 12 photos. Je ne vous en montre que quelques-unes.
Bon sang ! Que vont faire de tous ces carnets, albums et boîtes, mes héritiers, après ma disparition ? Je me doute un peu de leur futur sort.
Savez-vous ce qu'est un carnet créatif ?
C'est un carnet où on met....de tout et de rien. Certains, plus talentueux, y dessineront leur vision du monde, leurs voyages, les rêveurs y feront des gribouillages, les imaginatifs créeront des paysages, des personnages fantastiques. J'ai vu des pages de carnet remplies de codes barres, d'étiquettes de fruits, d'yeux découpés dans des revues. Bref, tout est permis.
Chez moi, c'est le carnet "bazar", celui où je colle n'importe quoi quand mes boîtes de papier débordent. Ce que j'ai découpé, dessiné des mois ou des années auparavant, des essais, des ratés, des publicités, des papiers de chocolat, tout se retrouve dans un joli "f...toir" sur une même page.
Parfois, ça a du sens, parfois non. Parfois, c'est beau, parfois c'est moche. Peu importe, c'est mon moment de sérénité, de zénitude, celui où je suis concentrée sur le découpage et le collage sans penser à rien.
J'ai abandonné ma machine à coudre depuis plusieurs semaines déjà (après avoir bien bossé d'octobre à décembre, elle demandait grâce) et je l'ai troquée contre du papier, des ciseaux, de la colle, des feutres et de la peinture.
J'ai repris mon livre Hab...tat, transformé en livre créatif, depuis qu'il sert de dépotoir, non, de "réceptacle" à tous mes restes de peinture, mes chutes de papiers et mes adhésifs secs qui ne collent plus. Je ne jette rien, je récupère et je remplis mon livre peu à peu.
Les dernières essuyées de pinceaux, et empreintes de plastique bulle, auxquelles j'ai ajoutées des alphabets transferts (sauvés de la poubelle) sont dans des couleurs souvent flashy :
Mes rubans adhésifs (masking tape pour les anglophones) oubliés et tout secs sont aussi réutilisés. Il suffit de les fixer avec de la colle.
Et tous les petits morceaux de papier récupérés après des travaux de scrapbooking dans mes albums photos, ou bien des images découpées dans des magazines, peuvent encore servir à remplir des pages.
Pour quoi faire ? Pour qui ? Pour le simple plaisir d'occuper mes mains, tout en écoutant de la musique ou en regardant une série à la télé. Le privilège de la retraite!
Cette année, Jude Émile Franc, surnommé "Dumbo" par ses camarades (on se demande pourquoi), a reçu son diplôme d'une prestigieuse université américaine.
Parti poursuivre ses études aux USA, il a obtenu son "Master's Degrée" (équivalent du Master).
Pour la cérémonie de "graduation" il a, bien sûr, revêtu la tenue traditionnelle, à savoir la toge et la coiffe aux couleurs de son école.
Emballage utilisé :
Ajout de détails avec d'autres chutes d'emballage (barre du chapeau, écharpe, encolure, etc..), d'un pompon en fil et d'un diplôme en papier.