Atelier clandestin 2
J'ai été prise, ces dernières semaines, d'une grande folie couturesque qui m'a fait vider mes placards de tous les cartons de tissus qu'ils contenaient.
Quand c'est comme ça, il y en a dans les 2 chambres-bureaux, sur les lits, la table à repasser, les plans de travail, par terre. Je crois que je pourrais bourrer des oreillers pour une famille nombreuse avec tous les bouts de fil qui traînent partout. On dirait un atelier clandestin mais avec une seule ouvrière.
Après la série "bavoirs", je me suis attaquée à des tabliers. Je voulais en faire comme cadeaux pour Noël, mais vous verrez pourquoi j'ai abandonné cette idée assez vite.
D'abord, il faut dire que j'ai un stock incroyable de tissus d'ameublement de toutes sortes. Comment cela se faisse fesse fait-ce?
Eh bien, parce que chaque fois que nous avons changé la déco d'une pièce, j'ai acheté des tentures différentes ou le tissu pour en fabriquer. Comme la couleur me décevait parfois, les tentures neuves, ou le tissu, restaient dans un carton en attendant des moments propices qui ne sont jamais venus.
Ainsi cet imprimé kaki avec des lignes rose fuchsia ou orange qui, à peine posé, m'a tellement filé le bourdon que je l'ai replié dans son sachet. J'avais acheté aussi le coordonné kaki uni.
Eh bien, ce coup-ci, je leur ai fait un sort.
Abracadabra, tu seras.......tablier, que je leur ai dit!
Et voici le premier tablier "Homme" fabriqué dans un tissu de tenture.
Je l'ai essayé à mon mari, à peine fini (le tablier, pas le mari). Il lui arrive sous le genou.
Avec cette couleur déprimante, on dirait une pupille de la nation. Mais bon, c'est un tablier! Il faut juste qu'il évite de plier les genoux ou de s'accroupir.


